En Tunisie, malgré un cadre légal qui garantit l’accès à la contraception et à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), de nombreuses femmes rencontrent encore des difficultés majeures pour exercer pleinement leurs droits.
Une étude menée par Médecins du Monde entre septembre 2024 et février 2025 met en lumière les multiples barrières qui freinent l’accès à ces services essentiels. Ces obstacles sont de nature géographique (éloignement des structures), socioculturelle (tabous, normes religieuses, pressions familiales), éducative (manque d’information fiable), financière (coûts de transport et de soins) et institutionnelle (dysfonctionnements du système de santé, pratiques médicales arbitraires).
Les femmes les plus vulnérables — célibataires, mineures, migrantes, travailleuses du sexe, personnes LGBTQA++ ou vivant avec le VIH — sont particulièrement affectées.
Le rapport souligne que beaucoup se heurtent à des refus de prise en charge, à la stigmatisation ou à la méconnaissance de leurs droits.
Au-delà du constat, l’étude propose des recommandations pour améliorer la situation : renforcer l’éducation à la santé sexuelle et reproductive, harmoniser les protocoles médicaux, faciliter l’accès aux soins post-avortement et soutenir les associations locales qui jouent un rôle central dans l’accompagnement des femmes.
Cette recherche rappelle l’urgence d’agir pour lever les barrières persistantes et garantir à toutes les femmes en Tunisie un accès équitable, digne et sécurisé à la contraception et à l’IVG